> Potentialités de développement

  1. Secteur agricole et transformation agroalimentaire
    2. Secteur touristique
    3. Secteur de commerce, transport et artisanat
    4. Secteur de la santé et de la promotion sociale
    5. Secteur de l’éducation
    6. Secteur des sports et loisirs

1. Secteur agricole et transformation agroalimentaire

L'agriculture mobilise aujourd'hui 73% des actifs de la commune. Le potentiel cultivable de la commune est de 30.675 ha, soit 306,75 km2 sur les 409 km. Les superficies annuellement cultivées par exploitant agricole varient entre 0,1 et 16 ha avec une moyenne de 5.18 ha. Dans la commune de Za-Kpota, les terres servent aussi bien aux cultures annuelles qu'aux cultures pérennes. Les cultures annuelles (arachide, maïs, manioc, haricot, mil) occupent aujourd'hui légèrement plus d'espace que les cultures pérennes avec un essor considérable de celles- ci à travers les plantations d'orangers et, dans une moindre mesure, les plantations d'anacardiers. La commune de Za-Kpota, dans le Département du Zou est le plus grand producteur des plantations d'orangers. Plusieurs difficultés entravent le rayonnement de l'activité agricole à Zakpota. Aux nombres de ces problèmes on peut citer les trois principaux qui sont: l'utilisation des outils rudimentaires, la pauvreté/ baisse de fertilité des sols et le manque de crédits spécifiques aux activités agricoles.

L'élevage est aussi une activité importante dans la commune de Za-Kpota. Les espèces concernées sont les bovins, les ovins, les caprins, les porcins et les volailles (essentiellement poulets et pintades). Cette activité souvent indissociable de l'activité agricole connaît beaucoup de problèmes dont les plus cruciaux sont : difficultés d'accès aux produits vétérinaires et les intrants, absence de crédits spécifiques aux activités ainsi que l'insuffisance de formation en technique d'élevage.

La pêche est une activité pratiquée dans les arrondissements disposant de cours d'eau poissonneux que sont Allahé, Za-Kpota et Kpakpamè. Les villages concernés dans ces arrondissements sont Za-Kékéré (dans Za-Kpota), où elle mobilise environ 70% des actifs agricoles du village. Elle est pratiquée uniquement par des hommes âgés de 15 à 30 ans. Elle constitue pour 45 % des pêcheurs la principale activité génératrice de revenu. Trois problèmes principaux limitent la prospérité de la pêche dans la Commune:

-Insuffisance d'outils de pêche (filets, pirogue motorisée, hameçon, harpe)
-Non maîtrise des techniques de conservation des poissons et
- la destruction abusive des poissons des cours d'eau.

Quant à la transformation agroalimentaire, plusieurs produits agricoles font objets de transformation à Za-Kpota. Il s'agit du palmier à huile, de l'arachide, de manioc, du maïs et du niébé.

Les noix de palmes et palmistes sont respectivement transformés en huile rouge et en huile palmiste par des acteurs économiques dont environ 90% sont des femmes. Tandis que la transformation du palmier en vin de palme est dominée par les hommes qui font environ 93% des acteurs. La transformation de l'arachide en galette " kluiklui " et en huile d'arachide est pratiquée dans tous les arrondissements et demeurent une spécificité des femmes. Dans l'arrondissement de Kpozoun où l'activité paraît plus développée, elle constitue la principale source de revenu pour environ 70% des femmes. A ces principaux produits s'ajoute bien d'autres tels que le lio, les galettes du maïs, le gari, etc. On peut retenir, aux nombres, des difficultés en matière de transformation agro-alimentaire:

- L'inexistence de matériels et équipements adéquats (modernes) de transformation (noix de palme, vin de palme, manioc, arachide)
- Difficultés d'approvisionnement en matières premières (manioc, arachide, niébé) et
- Insuffisance de crédits appropriés.